Ben Smith, directeur général du groupe Air France – KLM ne veut pas entendre parler de nationalisation. Sa piste de travail actuelle est uniquement le prêt bancaire avec garantie de l’Etat. La nationalisation ne serait envisageable qu’en cas d’ultime recours possible pour sauver la compagnie aérienne.
C’est un prêt de 10 milliards d’euros que Ben Smith souhaite obtenir pour le groupe Air France – KLM, 8 milliards pour Air France et 2 milliards pour KLM. Il ne souhaite pas de nationalisation pour Air France – KLM. Mais, selon les modalités de calcul de l’Europe, le prêt ne peut pas dépasser 6 milliards d’euros pour le groupe. Cependant, cette somme ne permet pas à Air France – KLM de passer le cap avec sérénité. Selon une source citée par La Tribune :
Car au-delà de la crise à court terme, ils ne permettront pas d’affronter une reprise qui s’annonce très lente et progressive. Vendredi, lors d’une visioconférence avec des pilotes d’Air France, Ben Smith, le directeur général d’Air France-KLM, a indiqué ne pas s’attendre à retrouver le niveau de trafic de 2019 avant deux ans au minimum.
Air France – KLM travaille donc sur un prêt de 10 milliards avec 2 milliards pour KLM et le reste pour Air France mias pas de nationalisation pour le moement. Selon les nouvelles règles publiées le 20 mars cela pourrait être accepté par l’Europe :
Dans des cas dûment justifiés et sur la base d’une auto-certification, par le bénéficiaire, de ses besoins de liquidités, le montant du prêt peut-être majoré afin de couvrir les besoins de liquidités pendant les 18 mois suivant la date de l’octroi dans le cas des PME et pendant les 12 mois suivant la date de l’octroi dans le cas des grandes entreprises.
Mais les banques sont plus que réticentes à prêter autant à Air France – KLM. Avant la crise la compagnie aérienne était loin d’être la meilleure en terme économique. Une dette importante et une rentabilité très faible ne sont pas les ingrédients qui donnent confiance à une banque. L’État pourrait garantir 70%, voir même 90%, du prêt mais les banques doivent gérer le risque d’un défaut de paiement de la part du groupe Air France – KLM. La facture serait comprise entre 1 et 3 milliards d’euros !
Le prêt de 6 milliards semble acquis mais pour les 10 milliards c’est bien moins probable. Le gouvernement, et le groupe Air France – KLM, pourraient faire des annonces d’ici la fin de semaine.