La rentrée s’annonce chaude en générale sur le plan social et Air France ne déroge semble-t-il pas à la règle.
A compté du 1er septembre les hôtesses de l’air et stewards de la compagnie aérienne tricolore seront en grève à l’appel de la CFTC. Le syndicat, très minoritaire chez Air France, souhaite poursuivre le combat contre le projet Joon qui doit voir le jour durant l’automne. Un autre syndicat a un préavis en cours, et ce depuis plusieurs mois déjà, le SNGAF.
Le SNGAF a indiqué dans un courrier adressé à la direction qu’il maintenait son préavis de grève et ce pour une durée illimité. Les revendications sont multiples :
- Nouveau logiciel de planification
- Négociation du protocole de service
- Amélioration de la vie des PNC sur la base Orly
- Problème due au retrofit des Airbus A321
- Remise à plat des GP
- Abandon du plafond des indemnités prudhommales
Entre la CFTC et son préavis de 3 mois et le SNGAF et le sien a durée illimité, les PNC qui voudront poser la valise en septembre chez Air France auront le choix.
Du coté des pilotes c’est le SPAF qui a déposé un préavis allant du 9 au 12 septembre. Le syndicat de pilotes estime que toutes les questions relatives à Joon n’ont pas reçu de réponse de la part de la direction de la compagnie aérienne. Dans un communiqué il indique :
Les pilotes, lassés par la succession des projets qui s’enchaînent sans qu’une stratégie cohérente soit perceptible, ont choisi de laisser Air France suivre un projet de plus. La direction a interprété cette ligne raisonnable comme de la faiblesse, se permettant d’ignorer les demandes légitimes des pilotes.
Il demande également des augmentations de salaires et l’abandon de certains des points du plan Trust Together, dans le communiqué le syndicat demande :
La revalorisation des grilles de salaires, les pilotes étant laissés pour compte depuis des années, l’annulation de la part la plus agressive de Trust Together à savoir l’abandon de 12 jours de repos annuels, la sécurisation des facilités de transport attaquées inlassablement ces dernières années…
Les autres catégories de personnel, et en particulier ceux du sol, estiment ces demandes indécentes aux vues des salaires des pilotes d’Air France.