Les coûts directs et indirects d’une grève dans le transport aérien vont bien au-delà de la période du conflit. Une analyse d’Emmanuel Combe, professeur à l’université de Paris 1, professeur affilié à ESCP Europe.
Après celle des Personnels Navigants Techniques (PNT) en juin 2016, Air France vient de faire face à une seconde grève, initiée par les Personnels Navigants Commerciaux (PNC). Sans porter de jugement sur le bien-fondé de ce mouvement social, il n’est pas inintéressant de lister les différents coûts qu’un tel évènement peut faire peser sur une compagnie aérienne comme Air France.
Selon une approche optimiste, une grève s’apparente à un simple choc transitoire sur les finances de l’entreprise : il s’agit alors d’un « bruit blanc », qui disparaît une fois que l’activité a retrouvé son niveau normal. On peut d’ailleurs faire un parallèle avec l’impact d’un accident aérien, qui est aussi un évènement non anticipable et temporaire : les études économétriques sur données boursières montrent que, suite à un crash, le cours de la compagnie concernée décroche fortement mais l’effet négatif s’efface assez rapidement, comme l’a illustré encore récemment le drame de Germanwings.
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