En 2014 le SNPL faisait une grève qui fit perdre plus de 400 millions d’euros à Air France, le syndicat ne voulait pas entendre parler de Transavia Europe. Un an plus tard le SNPL est favorable à la création de cette structure basée à l’étranger avec des contrats locaux.
Il y a un an le projet présenté par Alexandre de Juniac compte 100 avions, des contrats sous droits local et a pour but de stopper le développement des compagnies aériennes low-cost qui gagnent de plus en plus de part de marché. Apres cette annonce le SNPL bloque Air France pendant 14 jours pour une facture de plus de 400 millions d’euros.
Maintenant Transavia Holland va ouvrir sa première base en Allemagne, à Munich, en mars 2016 et y placera 4 avions pour relier 18 destinations à travers l’Europe. Alexandre de Juniac, après le mouvement des pilotes il y a un an, a négocié avec les syndicats hollandais qui lui ont dit « banco ». Un an après on entend plus le SNPL qui vient, peut-être, de réaliser qu’il avait scié la branche sur laquelle il était assis en ne prenant pas la chance de développement que ce projet pouvait lui apporter.
La grande girouette a donc changé son fusil d’épaule et demande à la direction de prendre des pilotes Air France pour développer cette nouvelle compagnie, pilotes Air France qui restent sous contrat Air France. Selon Tourmag le SNPL accepterait même que les contrats soient adaptés au niveau de vie des pays, on croit rêver…
Les vieux ténors du SNPL commencent à avoir peur pour leur retraite ! « Environ 1000 pilotes sont au chômage actuellement. L’ouverture de bases hors de notre pays leur permettrait à la fois de trouver du travail, mais aussi de cotiser à notre caisse de retraite du personnel navigant, dont la situation financière est aujourd’hui difficile« , indique Philippe Evain, le président du SNPL.
Et oui, alors qu’hier cette caisse de retraite (CRPN) avait de quoi voir venir ce n’est plus du tout le cas car la crise de 2008 est passée par là. Son existence même est dorénavant compromise et cela embête beaucoup les dirigeants du SNPL. Pour sauver la caisse de retraite ils renient leurs convictions et ce pour quoi ils se battaient il y a un an alors que tout le monde disaient déjà qu’il fallait bouger. De là à en déduire que ce syndicat n’est qu’un mammouth en retard qu’il faudrait dégraisser il n’y a qu’un pas…